En droite ligne de son engagement constant et résolu pour la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques, le Président de la République, Paul BIYA, a pris part au sommet sur le climat « One Planet Summit » à Paris, le 12 décembre 2017.

Coprésidé par le Président français Emmanuel Macron, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, et le Président du groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, ce sommet, qui s’est tenu à la Seine Musicale à l’Île Seguin, a rassemblé une soixantaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement, des représentants de la finance internationale et des grandes entreprises mondiales. Convoqué deux ans après la COP21 qui a abouti à la signature de l’Accord historique de Paris sur le Climat, « One Planet Summit » avait pour but de rallumer la flamme de l’engagement des pays en faveur de la lutte contre les changements climatiques et de favoriser la mobilisation des financements pour les actions climat.

Une journée pleine pour le Chef de l’Etat

La journée du Chef de l’Etat a débuté par un déjeuner au Palais de l’Elysée offert par le Président Emmanuel Macron aux Chefs d’Etat, de Gouvernement et de délégation. Le Président Paul BIYA, comme les autres convives, a été accueilli au Palais de l’Elysée par son hôte, puis il est allé saluer la Première Dame française avant d’être conduit dans la salle du déjeuner. Une occasion de retrouvailles et d’échanges approfondis entre dirigeants du monde. Après le repas, les Chefs d’Etat, de Gouvernement et de délégation sont partis en bateau pour l’Île Seguin.

Avec leur arrivée à la Seine Musicale en milieu d’après-midi, s’ouvrait la séance plénière du sommet, précédée dans la matinée par des discussions en panels. Cette seconde partie a été marquée par deux séquences : les interventions des trois co-présidents et à nouveau des panels au cours desquels les intervenants ont exposé concrètement ce qu’il faut faire pour financer les actions sur le climat, selon le souhait exprimé par le Chef de l’Etat français dans son intervention.

En effet, le Président Macron a indiqué qu’il faut arrêter de discourir et agir. Le Président français a remercié les Chefs d’Etat et de Gouvernement ayant fait le déplacement de Paris et qui ont accepté de ne pas parler. Il faut prendre des engagements fermes qu’il faudra respecter pour atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris sur le climat, a-t-il encore déclaré.  Le Secrétaire Général de l’ONU a relevé le rôle important de la finance internationale et des entreprises. Il a rappelé la responsabilité des pays développés dans le réchauffement climatique et appelé à accroître les financements en faveur des pays en développement. Le Président de la Banque Mondiale a révélé des engagements financiers dans le cadre de programmes en faveur de certaines régions et pays.  

Assis aux premières loges, le Président de la République a suivi avec une attention soutenue ces trois interventions. Le Chef de l’Etat a également suivi avec la même concentration les longs échanges lors des tables rondes, échanges qui ont duré plus de cinq heures de temps. A travers cette présence assidue, remarquable, le Président Paul BIYA a démontré une fois de plus l’intérêt qu’il attache à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris. Cet Accord que soutient fermement le Cameroun. Notre pays a été ainsi parmi les premiers pays à l’avoir ratifié.

 

Les douze engagements du sommet de Paris

C’est sous un ton optimiste pour l’avenir de la planète que le Chef de l’Etat français a clôturé dans la soirée les travaux du sommet de Paris, non sans annoncer la création du « One Planet Coalition » rassemblant tous les acteurs de la lutte contre les changements climatiques et énoncer les douze engagements pris lors de ce sommet ainsi que les sources de financement. Il s’agit de : création d’une coalition pour la reconstruction des Caraïbes ravagés par des ouragans ; protéger les terres et les ressources en eau ; mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat ; marchés publics et accès des collectivités locales aux financements ; objectif zéro émission ; révolutions sectorielles vers une économie décarbonée ; transports sans pollution ; aller vers un prix de carbone compatible avec l’Accord de Paris ; action des banques centrales et des entreprises ; mobilisation internationale des banques de développement ; mobilisation des fonds souverains ; mobilisation des investisseurs institutionnels. Ces engagements seront développés dans une plateforme en ligne où chaque Etat, chaque entreprise ou chaque acteur de la « Coalition One Planet » aura la latitude de présenter ses propres engagements. L’idée d’une évaluation annuelle a été proposée par le Chef de l’Etat français.